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les diplômes de ted

fénétrange

          C’est l’histoire d’une association au grand cœur s’occupant d’enfants présentant des troubles du développement: “Les Diplômes de Ted”.

Ici nous vous raconterons plus particulièrement une anecdote sur leur centre d’accueil en Lorraine.

Le temps passe, les périodes sont parfois difficiles, mais il semblerait que ces lieux souhaitent attirer en son sein  des personnes bienveillantes et dévouées.

Pour plus d’informations sur l’association, nous vous invitons à vous rendre sur leur page Facebook:

LES DIPLÔMES DE TED.

Merci aux bénévoles des Diplômes de Ted, et à leur présidente, Mme Nicole KIRSCH de nous avoir ouvert leurs portes, ainsi qu’à Monsieur Benoît PIATKOWSKI, maire de Fénétrange.

          

          En 2015, les bénévoles de l’association Les Diplômes de Ted (Troubles envahissants du développement) rénovent sans ménager leurs efforts les locaux prêtés par la commune. Ils serviront à accueillir des enfants autistes pour la rentrée 2020, si toutes les démarches administratives sont achevées. 

 Il a fallu plus d’une année pour que ce projet aboutisse.

     C’est ainsi que Madame Nicole KIRSCH, présidente des Diplômes de TED, reconnus depuis plus de 2 ans par l’ARS en tant que Pôle de Compétence et de Prestations externalisées (PCPE), a eu pour ambition de développer davantage encore, au sein de sa structure basée à Fénétrange, l’accompagnement d’enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA) ainsi que d’autres troubles neurodéveloppementaux.

    La structure les DDT est devenue un modèle en termes d’accompagnement d’enfants handicapés, agissant au sein du pays de Bitche depuis 2015 et souhaitant s’ouvrir désormais vers la proche Alsace.

L’objectif actuel est ainsi d’agrandir la capacité d’accueil de la structure de Fénétrange afin d’œuvrer plus largement en Lorraine mais aussi en Alsace du fait de la situation géographique avantageuse du site.

     Les Diplômes travaillent ainsi en concert avec la municipalité et les associations environnantes dans le but de préserver et de réhabiliter le pensionnat et d’en faire une véritable référence en termes d’accompagnement et d’éducation. 

Venons-en au premier pensionnat des sœurs de la divine Providence de Saint-Jean-de-Bassel, qui ouvre ses porte à Fénétrange en 1894 dans le bâtiment de l’ancien séminaire de Fénétrange…

…celui-ci devient trop étroit pour accueillir la centaine d’élèves et les Sœurs, un nouveau pensionnat est construit, à partir de 1936: c’est le pensionnat Notre-Dame de la Providence, ensemble scolaire, internat, centre de formation, lycée professionnel et d’enseignement général.

     Pendant l’annexion de L’Alsace-Lorraine, le pensionnat sous le régime nazi, est réquisitionnés par les allemands. Il servira d’académie pour l’éducation des futurs cadres du parti nazi, comme le consignent les anales le 11 juillet 1943.

On veut en faire la plus belle académie du Reich. Les sœurs sont restées au vieux pensionnat, dont une partie abrite une entreprise de confection. Elles ont aussi été réquisitionnées pour faire la cuisine aux “Jeunesses Hitlériennes”..

         

 

 

Ce furent des enseignants et des élèves de Fénétrange qui profanèrent le cimetière juif et non pas Victor Antoni, maire de la ville, comme on le lui reprochera en 1947.

Les services secrets du gouvernement de la France libre réussirent, en 1943 , à persuader l’un des élèves mosellans de cette école de gagner Alger pour fournir des renseignements sur la situation de la Lorraine.

Le 4 septembre 1944, les jeunes qui occupaient le pensionnat s’en vont. Il faut creuser des tranchées pour arrêter les Alliés et les récalcitrants sont sévèrement punis.

 

 Les sœurs faisaient office d’institutrices pour les jeunes élèves avec des instituteurs allemands sélectionnés par le Reich.
Il y avait aussi des prisonniers français et des blessés allemands qui étaient dans ces bâtiments.

La “Hitler-Jugend” avait créé des centres de jeunesse, les ” Adolf-Hitlerschulen ” (A.H. S.). Celle de Landstuhl Palatinat fut transférée dès 1941 au Pensionnat de Fénétrange. Avec le soutien financier du “Reichsleiter” SCHWARZ, le trésorier du parti et l’architecte Rudolf KRÜGER qui modifia les installations.

(En janvier 1941, parmi les 56 jeunes de la Westmark, convoqués à Bad-Durkheim, en vue d’être envoyés à l’école de Fénétrange, il y avait des Mosellans.

    Des installations plus vastes sont bâties autour d’une chapelle de l’annonciation. Monseigneur Blanchet recteur de l’Institut Catholique y consacre l’autel du Verbe incarné.

      

       Le grand bâtiment dont l’aile ouest n’est construite qu’en 1956-57, accueillait jusque 626 élèves en 1974. L’internat de garçons est ouvert en 1987 et le lycée accueille alors un lycée professionnel qui ferme en 1995 alors que le lycée d’enseignement général ferme en 1998.

En 1970, les travaux sont achevés, offrant au groupe scolaire le visage qu’il a aujourd’hui. En 1996, le départ des sœurs de la Providence correspond à une nouvelle phase de travaux essentiellement rue de Fontenay avec le rachat de boutiques contiguës à l’établissement et la réalisation d’un pole administratif.

En 2005 une nouvelle tranche de travaux consistant à récupérer les anciens logements de la congrégation pour en faire des salles de classe fut entreprise, l’inauguration officielle a eu lieu en janvier 2009.

En 2014, la commune de Fénétrange rachète le pensionnat dans lequel l’école primaire est installée dans l’aile ouest. C’est un projet ambitieux, énorme, tant du point de vue économique qu’humain.

Le maire de Fénétrange, Benoit PIATKOWSKI, souhaite faire de l’ancien pensionnat un centre pilote pour l’accueil et l’hébergement des personnes handicapées et autistes.

      On nous dit qu’il n’y a pas d’argent, mais ce n’est pas vrai puisque l’État paie pour des hébergements (à l’étranger).  Je suis sensibilisé à cette problématique à trois titres : de par ma profession, parce que des enfants d’amis sont concernés et en tant qu’élu!  J’avais envie d’un projet innovant à Fénétrange et en premier lieu, défendre la cause du handicapexplique le premier magistrat.

Ainsi, le pensionnat, racheté par la ville en début d’année 2020 et actuellement vide, se prête bien à ces ambitions. Cependant, l’envergure de ce projet dépasse largement le cadre et les possibilités financières de la petite commune (800 habitants).

La signature d’une convention entre l’Établissement public foncier lorrain (EPFL) et la communauté de communes de Sarrebourg Moselle-Sud (CCSMS) pour une étude de faisabilité est prévue.

Cette étude approfondie permettra de réattribuer les espaces disponibles (plus de 15 000 m2 ), en “validant une réalisation architecturale aux normes actuelles” , de déterminer un cahier des charges et d’évaluer les coûts de fonctionnement et l’impact économique “sur un territoire en voie de désertification”.

          Reste à trouver de nouveaux débouchés pour réhabiliter, zone par zone, ces milliers de mètres carrés délabrés.

 

Article proposé par:

Georges GUTHLEBER

Photographie, Communication, Reportages
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